Quand la richesse représente le Salut


05 Jan
05Jan

Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche de rentrer dans le royaume de Dieu.1

L’hyperbole évocatrice, bien connue depuis plusieurs siècles dans l’imaginaire chrétien, évoque une incompatibilité très nette entre le bien-être économique et l’accès au royaume de Dieu, de plus elle incite à poursuivre, au niveau de l’existence terrestre, un idéal de paupérisme qui peut parfois friser l'ascétisme le plus extrême:

"Heureux les pauvres en esprit, [...] Heureux les affligés 2, bienheureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu vous appartient. Heureux, vous les affamés, car vous serez rassasiés. Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez ».

Dans la dimension de la privation et de la souffrance, le sentier doré du salut se matérialise et il devient alors possible d'identifier ceux qui, justement à cause de la souffrance endurée dans la vie, auront la récompense juste et éternelle une fois arrivés devant le Seigneur.

Il en résulte un paradoxe éthique et théologique évident: si les pauvres sont bienheureux à cause de leur pauvreté, comment pourraient-ils perdre cet état de besoin sans être privés de la béatitude? Questions de finasserie, à mon avis. Face aux souffrances d'un être vivant, de tout être vivant, il faut agir sans hésiter un seul instant pour résoudre la condition du malaise. Mais la théologie s'est construite, depuis des siècles, en agençant des dogmes fumeux. Sur le contraste entre richesse et pauvreté, il reste donc encore un nœud à démêler, un gros nœud de cordage, oserais-je dire, comme dans le jeu de mots qui, il y a 18 siècles, donnait naissance au misunderstanding le plus célèbre et le plus évocateur de la religion catholique: qui doit passer dans le trou d’une aiguille, un chameau ou une aussière?

Le contexte historique des auteurs des évangiles, qui écrivirent en grec et non en hébreu, et la polysémie du mot grec kamìla (en hébreu gamàl), qui peut signifier à la fois "chameau" et "cordage", peut entraîner, en toute bonne foi, de possibles erreurs de traduction ou d’interprétation. Sans aucun doute, une aussière, c’est-à-dire un gros câble de chanvre utilisé par les marins (pour amarrer, remorquer, dans les manœuvres de mise à l’eau, etc.) 4, introduite dans l’étroite et minuscule fissure d’une aiguille, est tout aussi ridicule et exagéré. Cependant, la drôle de silhouette d'un chameau au regard perplexe, d'environ deux mètres de haut, qui devient tout petit pour se glisser dans la chas d'une aiguille, s'imprime de façon indélébile dans la mémoire.

Qu'il s'agisse d'une erreur de transcription ou d'un choix lexical conscient, il n'en reste pas moins que l'énormité de l'entreprise est devenue célèbre et qu’on retrouve aussi la métaphore chas-chameau dans le Talmud babylonien, écrit au 3ème siècle de notre ère et dans lequel on lit: "Qui peut faire passer un éléphant dans le chas d'une aiguille?" 5

La richesse, qu’elle soit sous forme d'aussière ou de chameau, n’est pas populaire au paradis, le salut des riches n'est possible que par miracle, et aussi parce que, comme l'a dit le pape François lors de l'audience de novembre 2018, "le diable entre par les poches. ». C'est la méthode diabolique de l'adversaire 6 qui, poursuit le pape, nous pousse à "posséder des choses, de l’argent et des richesses qui vous mènent lentement à la corruption. C'est le premier degré: l'argent, les richesses".

Diaboliser la soif de posséder est typique du christianisme catholique, mais pas du protestantisme. Martin Luther et Jean Calvin, par exemple, jetèrent les bases d’une éthique du travail qui souligne l’importance d’une classe entrepreneuriale dédiée au travail et recherche, outre le profit comme fin en soi, le réinvestissement dans de nouveaux moyens et de nouvelles activités dans le but de produire et d’accumuler davantage de richesse.

La pensée du théologien français, plus incisive que celle de Luther, a été la base de la constitution d'une nouvelle conception de la vie sur terre selon laquelle le succès dans le travail et l'enrichissement personnel pouvaient être interprétés comme un signe de la bienveillance et de la faveur de Dieu. Attention: pour Calvin comme pour Luther, la richesse ne constituaient en aucun cas une monnaie d'échange; on ne pouvait pas négocier avec le Seigneur sur son propre destin dans l’au-delà ni penser de pouvoir modifier son jugement qui, par définition, est omniscient. La richesse, en deux mots, était un indicateur de bonne conduite, non un moyen de se procurer un billet d’entrée pour une place dans la rose des bienheureux.

En fait, pour les deux penseurs protestants, l'homme est prédestiné, et ni les actions ni les bonnes œuvres ne peuvent modifier le jugement divin qui a été rendu, depuis l’aube des temps, par Dieu Tout-puissant. Cela dit, rien n’interdit de mener une vie tranquille et sereine si elle est le fruit d’un travail dur et honnête.

Plusieurs siècles plus tard, un jeune américain fut du même avis : Joseph Smith, devenu célèbre comme le prophète de "l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours".

La nombreuse famille de Smith vivait à Palmyra, dans l’État de New York, à l’ombre du credo presbytérien, mais Joseph, alors âgé de 15 ans, n’était pas entièrement satisfait par ce credo; l'âme du garçon était troublée par des doutes résultant du contact prolongé avec les méthodistes et d'autres sectes religieuses. Qui donc avait raison? Les enseignants religieux des différentes sectes interprétaient les mêmes passages des Écritures de façon si différente qu'ils détruisaient tout espoir de pouvoir aplanir la question en faisant appel à la Bible.

Joseph voulait faire le bon choix, car le chemin qui le mènerait au salut éternel ne pouvait être qu’un seul. Il savait qu'il était trop jeune et inexpérimenté pour arriver à une conclusion certaine sur qui avait raison et qui avait tort. À qui pouvait-il demander conseil?

Par une belle matinée du début du printemps 1820, le jeune Joseph se rendit dans les bois pour prier dans la solitude. Il commençait à peine à exprimer à Dieu les désirs de son cœur lorsqu'il eut lui aussi son "buisson ardent". Dans sa biographie Joseph Smith le décrit clairement:

« Je fus saisi par une puissance qui me domina entièrement et qui eut sur moi une influence si étonnante que ma langue fut liée, de sorte que je ne pouvais pas parler.

Des ténèbres épaisses m’environnèrent, et il me sembla un moment que j’étais condamné à une destruction soudaine.

Mais comme je luttais de toutes mes forces pour implorer Dieu de me délivrer de la puissance de cet ennemi qui m’avait saisi et au moment même où j’étais prêt à sombrer dans le désespoir et à m’abandonner à la destruction ( … ) juste à cet instant de grande alarme, je vis, exactement au-dessus de ma tête, une colonne de lumière plus brillante que le soleil, descendre peu à peu jusqu’à tomber sur moi. À peine était-elle apparue que je me sentis délivré de l’ennemi qui m’enserrait. Quand la lumière se posa sur moi, je vis deux personnages dont l’éclat et la gloire défient toute description, et qui se tenaient au-dessus de moi dans les airs. L’un d’eux me parla, m’appelant par mon nom, et dit, en me montrant l’autre : Celui-ci est mon fils bien-aimé. Écoute-le ! » 9

 Joseph entendit le message, et après cette expérience sa vie changea. D’après lui, le diable avait tenté de le tuer pour entraver sa mission, mais Dieu en personne était intervenu pour le sauver.

De retour chez lui, il communiqua à sa mère la vérité qu’il avait découverte: le presbytérianisme n’était pas juste. A dire vrai, le jeune homme avait compris qu'aucune religion connue ne l'était.

Celles qui suivirent ne furent pas des années sereines pour Joseph, il finit par être mis en marge de la communauté à cause de ses récits concernant sa vision. Personne ne le prenait au sérieux et ses déclarations bizarres provoquaient souvent des moqueries. Il s’abandonna donc aux tentations et aux faiblesses de la jeunesse. Il connut pleinement la fragilité de la nature humaine. Et il pécha.

Mais un soir, tandis qu’il priait Dieu, il vécut de nouveau une rencontre spéciale:

« Une lumière apparut dans ma chambre ; elle s’accrut jusqu’à ce que la chambre fût plus claire qu’à l’heure de midi, et, tout à coup, un personnage parut à mon chevet ; il se tenait dans les airs, car ses pieds ne touchaient pas le sol.

Il était vêtu d’une tunique ample de la plus exquise blancheur, d’une blancheur qui surpassait tout ce que j’avais jamais vu de terrestre, et je ne crois pas que quelque chose de terrestre puisse être rendu aussi extraordinairement blanc et brillant. Il avait les mains nues, les bras aussi, un peu au-dessus des poignets ; il avait également les pieds nus et les jambes aussi, un peu au-dessus des chevilles. La tête et le cou étaient nus également. Je pus découvrir qu’il n’avait d’autre vêtement que cette tunique, celle-ci étant ouverte, de sorte que je pouvais voir sa poitrine.

Non seulement sa tunique était extrêmement blanche, mais toute sa personne était glorieuse au-delà de toute description, et son visage était véritablement comme l’éclair. La chambre était extraordinairement claire, mais pas aussi brillante que dans le voisinage immédiat de sa personne. » 10

L'ange Moroni lui était apparu:

Il m’appela par mon nom et me dit qu’il était un messager envoyé de la présence de Dieu vers moi et que son nom était Moroni ; que Dieu avait une œuvre à me faire accomplir, et que mon nom serait connu en bien et en mal parmi toutes les nations, familles et langues, ou qu’on en dirait du bien et du mal parmi tous les peuples.

Il dit qu’il existait, déposé en lieu sûr, un livre écrit sur des plaques d’or, qui racontait l’histoire des premiers habitants de ce continent et la source dont ils étaient issus. Il dit aussi qu’il contenait la plénitude de l’Évangile éternel, telle qu’elle avait été donnée par le Sauveur à ces antiques habitants. En outre, deux pierres étaient contenues dans des arcs d’argent, et que ces pierres, fixées à un pectoral, constituaient ce qu’on appelle l’urim et le thummin, et qu’elles étaient cachées avec les tablettes ; que la possession et l’utilisation de ces pierres étaient ce qui constituait les « voyants » dans les temps anciens ou passés ; et que Dieu les avait préparées en vue de la traduction du livre. » 11

La première chose à faire était de récupérer les plaques d'or. Dans une vision, l'ange Moroni lui avait montré où elles se trouvaient, près du village de Manchester, comté de l'Ontario, dans l'État de New York 12. Joseph les récupéra le 22 septembre 1827. Les plaques d'or étaient recouvertes de symboles égyptiens, chaldéens, assyriens et arabes 13 qui ne pouvaient être traduits qu'avec l'urim et le thummim. Bien qu'analphabète, Joseph travailla pendant des années et, grâce aux "interprètes", il rédigea le Livre de Mormon qui fut publié en 1830. La même année, "l'Église de Jésus-Christ" et les mormons étaient officiellement nés. Joseph Smith est devenu le Prophète choisi par Dieu pour être à la guide de l'Église, dont "le Christ était le chef, la pierre angulaire, la forteresse spirituelle sur laquelle l'église était construite, contre laquelle les portes de l'enfer ne prévaudraient pas".14

En Amérique, une terre que le Christ avait visité après sa résurrection pour diffuser la Parole 15 chez les Néphites 16, une prétendue tribu d'amérindiens d'origine juive, le mormonisme résista et se propagea malgré les difficultés et la mort prématurée, par homicide, de son fondateur.

Aujourd'hui, 188 ans plus tard, les Mormons constituent la quatrième religion des États-Unis et comptent environ sept millions de fidèles. Un nombre égal d’entre eux est dispersé à travers le monde, dont 26.000 en Italie. Grâce aux milliards de dollars recueillis chaque année grâce à la dîme (c’est-à-dire 10% des gains), les mormons ont fondé 156 temples dans le monde entier, le plus important étant à Salt Lake City, dans l'Utah, où vit la communauté la plus nombreuse.

Le dieu argent n'est pas péché!

Pour Dieu, les choses matérielles et les choses spirituelles ne font qu'un. L'argent aussi est spirituel 17. L'autosuffisance est un commandement. Être libre de toute dette, épargner et atteindre le bien-être économique est une exigence spécifique de Dieu. 18

Ceux-ci ne sont que quelques-uns des principes doctrinaux mormons selon lesquels le fait d’avoir de l’argent et de savoir le gérer pour parvenir à la prospérité n’est pas un péché. En fait, l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ne préconise pas la pauvreté.

Les mormons ont créé un solide empire financier d'une valeur estimée à environ 40 milliards de dollars, si bien que l’on peut parler de convergence entre l'Église et la société multinationale. En fait "l'église des mormons a la structure d'une grande multinationale. Au sommet se trouve la Société du président de l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours. Cette société est une personne juridique particulière qui appartient à un seul individu: en l’occurrence, elle appartient à Thomas Spencer Monson, seizième président de l'église. Considéré par les mormons comme un prophète (bien qu'ils ne croient pas qu'il soit choisi par Dieu), le président de l'église n'est pas électif. Chaque fois qu'un président meurt ou démissionne, il est remplacé par un membre du Collège des Douze Apôtres, celui qui a le plus long état de service (pour devenir l'un des Douze, il faut être choisi par le président). La société du président contrôle plusieurs holdings - sociétés créées pour conserver les actions d'autres sociétés - qui possèdent à leur tour un empire évalué à environ 40 milliards de dollars. Par exemple, la Société du Président contrôle le Polynesian Cultural Center qui, à son tour, contrôle un parc d'attractions à thème polynésien situé à Oahu, dans les Hawaii. Le parc d’attractions gagne 23 millions de dollars par an en billets d’entrée et 36 millions de dollars en dons non imposables. Ouvert en 1963, le parc a commencé à payer des impôts au gouvernement hawaïen seulement en 1992, à la suite d'une sentence déclarant qu'il ne s'agissait pas d'un lieu de charité, mais d'une entreprise à but lucratif. Le parc, par contre, ne paie pas d’impôts au gouvernement fédéral". 19

Comme l'Église catholique en Italie, en Amérique l'Église des mormons jouit également du privilège de l'exonération fiscale, ce qui entraîne des gains énormes. Pensons par exemple que les biens immobiliers, même s’ils sont loués à des fins commerciales, ne sont pas soumis à l'impôt. Il en va de même pour les énormes dons faits par les fidèles (la dîme dont nous avons déjà parlé).

Un autre exemple parfait du rapport entre église et holding est le City Creek Center, à Salt Lake City. Construit en 2012, il s'agit de ce que les Américains appellent un "megamall", un centre commercial gigantesque coûtant environ deux milliards de dollars. Le City Creek est situé directement en face de l'emblématique temple néo-gothique de l’église à Salt Lake City. Le centre commercial comprend un toit en verre escamotable, cinq mille places de parking souterrains et près d'une centaine de magasins et restaurants, allant de Tiffany's à Forever 21. Des passerelles extérieures relient le magasin au siège de l'église à Temple Square, de l’autre côté de la rue. Le célèbre Macy's se trouve à deux pas des bureaux du président de l'église, Thomas S. Monson qui, selon les mormons, est un prophète vivant. 20

L'église des mormons est riche et puissante. Il est difficile de faire des estimations précises car depuis plusieurs dizaines d’années elle ne fournit aucun compte rendu public. Comme nous l’avons vu, les estimations faites par Time, Reuters et Bloomberg parlent de plusieurs milliards de dollars par an.

Certes, l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours n’encourage pas le paupérisme. L'affirmation du pape François "comment je voudrais une église pauvre ... pour les pauvres"21, n'a aucun sens dans la conception mormonne. La pauvreté ne glorifie pas Dieu, pas plus que Jésus. C’est l’exact contraire. La pauvreté comme style de vie propre au chrétien, comprise comme une "vocation à suivre le Jésus pauvre", comme "une attitude du cœur qui empêche de penser à l'argent, à la carrière, au luxe comme un objectif et une garantie de bonheur dans la vie", comme "mètre qui permet d'évaluer l'utilisation correcte des biens matériels" 22 est, pour les Saints des Derniers Jours, une manière erronée d'utiliser ses propres talents.

Étant une église américaine, celle des mormons ne pouvait manquer d'avoir la conception traditionnelle qu’ont les Américains de l'argent. Pour les mormons, en fait, il n'y a pas de nette distinction entre le monde matériel et le monde immatériel. Par conséquent, même dépenser des millions de dollars pour construire un parc de loisirs ou pour acheter des actions en bourse font partie des activités exercées pour glorifier Dieu.23

Le mariage entre le mormonisme et le capitalisme américain ne créée aucun sentiment de culpabilité. Le catholicisme, par contre, répète haut et fort que "si la pauvreté était retirée de l'Évangile, il serait impossible de comprendre le message de Jésus" 24 et pas seulement. C’est une véritable exaltation de la pauvreté:

«Heureux les pauvres d'esprit. C'est-à-dire qu'être pauvre, c'est se laisser enrichir par la pauvreté du Christ et ne pas désirer s'enrichir d'autres richesses que celles du Christ. [...] Être pauvre d’esprit, c'est parcourir la voie du Seigneur ".25

Au contraire, pour les mormons comme pour les calvinistes, avoir du succès est un "bon signe" divin. En fait, selon Jean Calvin, théologien français du XVIe siècle, le travail peut être élevé à un niveau religieux: celui qui s'enrichit sur terre jouit de toute évidence de la faveur de Dieu, et cela signifie:

l'argent ne se gaspille pas, il doit être économisé en formant un capital.26

Pour comprendre comment gérer leurs finances, les mormons disposent d’un manuel complet: Les finances personnelles pour l’autosuffisance.27 Certains des principes de base sont:

1. Ne pas emprunter d’argent aux banques.

2. Quiconque a un niveau de vie supérieur à ses revenus ne peut que finir dans la ruine.

3. Vivre avec ses propres revenus. Économiser chaque mois une partie des gains.

4. Apprendre à faire le bilan des revenus et des dépenses et à le respecter.

5. S’il est impossible d’avoir aujourd'hui ce que l’on désire, il faut apprendre se passer de ce que l’on ne peut acheter et payer ; il faut faire en sorte d’habituer l’esprit à l'idée que nous devons et voulons vivre avec les seuls moyens dont on dispose.

Les indications sur la bonne gestion de l'argent ne s'arrêtent pas là, elles prévoient également l'assistance des membres les plus expérimentés de la communauté et de véritables parcours concrets. Tout ceci nous aide à comprendre comment et pourquoi l'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours est devenue une puissance économique.

Nous pourrions alors commenter avec une nouvelle façon de dire: "Bienheureux les titulaires de comptes bien garnis, car le coffre-fort du Ciel leur appartient", si le Seigneur en a décidé ainsi ...


Stefania Tosi


https://pixabay.com/it/photos/corda-nodo-mare-bordo-di-una-nave-3255044/

http://willvaus.blogspot.com/2015/08/the-eye-of-needle.html

1 Mc 10,25; Mt 19:24; Lc 18,25.

2 Mt 5,3;

3 Lc 6; 20-22

4 Définition du dictionnaire Treccani

5 Baba Mezi’a 38b

6 Notons que le mot biblique ha-satan indique une fonction, un rôle joué par un individu dans le sens d'opposition, et non pas une entité métaphysique perverse ou le commandant de légions démoniaques. Dans la Bible hébraïque, le dieu du mal n'est pas présent au sens ontologique. Il faut arriver à la période hellénistique (IV-I siècle av. J.-C.), quand la littérature apocalyptique commencera à être produite, pour voir apparaître une démonologie développée. Pour plus d'approfondissements, voir Stefania Tosi, L’origine di Dio e del Diavolo, indagine tra i miti egizi e la Bibbia (L'origine de Dieu et du diable, une enquête sur les mythes égyptiens et la Bible), Uno Editori, Turin, 2018.

7 https://www.lds.org/scriptures/pgp/js-h/1.8,10?lang=ita

8 Ibid.

9 Ibid.

10 Ibid.

11 Ibid.

12 Ibid.

13 https://www.lds.org/scriptures/pgp/js-h/1.8,10?lang=ita.

14 https://www.lds.org/manual/teachings-of-presidents-of-the-church-joseph-smith/015?lang=ita

15 Ibid.

16 Sur la tribu des Néphites, il n’existe aucune attestation archéologique, historique ou anthropologique.

17 https://www.chiesadigesucristo.it/acp/bc/cp/Europe/Italy/pdf/personal-finances-na-ita.pdf

18 Ibid.

19 https://www.ilpost.it/2012/07/24/i-soldi-dei-mormoni/

20 https://www.bloomberg.com/news/articles/2012-07-18/how-the-mormons-make-money#p4

21 http://www.osservatoreromano.va/it/news/una-chiesa-povera-e-per-i-poveri

22 http://www.osservatoreromano.va/it/news/con-le-armi-di-teresa-e-dorothy

23 https://www.ilpost.it/2012/07/24/i-soldi-dei-mormoni/

24 https://www.avvenire.it/papa/pagine/santa-marta-del-16-giugno-2015

25 https://www.avvenire.it/papa/pagine/santa-marta-del-16-giugno-2015

26 http://www.voceevangelica.ch/voceevangelica/home/2017/06/etica-protestante.html

27 https://www.chiesadigesucristo.it/acp/bc/cp/Europe/Italy/pdf/personal-finances-na-ita.pdf


Commentaires
* L'e-mail ne sera pas publié sur le site web.